Mieux que l'offshore, les informaticiens boat people
Par Laurent simon le vendredi, 22 avril 2005, 11:34 - Entreprendre - Lien permanent
Aperçu sur a19s, une entreprise américaine serait en train de réfléchir à l'utilisation de développeurs offshore embarqués sur des bateaux mouillés dans les eaux internationales. L'intérêt (financier) d'une telle manoeuvre serait évident:
- Dans les eaux internationales, il n'y aurait plus l'astreinte d'aucune réglementation. Les développeurs pourraient donc être payés une poignée de cacahouètes comme ils le seraient dans leur pays d'origine.
- Les problèmes de communication dus à la distance seraient résolus. Les développeurs ne seraient plus qu'a quelques miles au large au lieu d'être au bout du monde.
Info ou intox ?
Commentaires
Les eaux internationales commencent à 200 miles nautiques soit 360 Km de la côte ... c'est pas la porte à côté.
Cette affirmation est à nuancer. Il y a en fait plusieurs zones.
D'après la convention des nations unis les eaux territoriales s'arrêtent à 12 nautiques (22.224 km) des côtes. Cette zone est suivi d'une zone tampon de 12 nautiques avant les eaux internationales (pour le contrôles de l'immigration). Enfin, jusqu'à 200 nautiques (370.4 km), se trouve une zone exclusive d'exploitation (et jusqu'à 4000 m de profondeur) pour contrôler la pêche et les exploitations pétrolières entre autre.
Dans ce cas, il ne s'agit pas d'exploitation de ressources naturelles. La distance requise n'est donc que de 12 nautiques pour sortir de la juridiction américaine.
Moins d'une heure des côtes, c'est donc jouable en théorie. Par contre, les équipements informatiques ont besoin de courant pour fonctionner et à cette distance, il faut une sacrée rallonge pour atteindre la première prise de courant. Mais, avec du solaire peut être que...