Comme Daniel Glazman, je suis entièrement d'accord avec Eric Raymond (l'auteur de "La cathédrale et le bazar").

Dans une interview récente, ce dernier explique pourquoi la licence GPL qui a protégé la croissance des projets open source et en a permis le développement constitue aujourd'hui un frein à ce même développement. A présent, le mouvement open source, adulte, mature et irréversible a acquis son autonomie et n'a plus besoin de la ceinture de sécurité que constitue la clause virale de la licence GPL qui était à l'origine une mesure défensive. Celle-ci devient progressivement une chaîne qui le maintient cantonné dans sa niche. Selon lui, son maintient à corps et à cris revient donc à se tirer une balle dans le pied (ou à rester attaché au pied de sa niche en tout cas).

Morceau choisi:

Ces derniers temps j'ai pas mal réfléchi aux avantages et aux inconvénients des "licences virales". Déjà en 1998, j'ai soupçonné que l'allégeance à la GPL était la preuve que les développeurs open source ne croyaient pas à leur propre histoire. C'est à dire que si nous croyons vraiment que l'open source est un système de production supérieur et donc qu'il conduira du propriétaire vers le libre, alors pourquoi avons-nous besoin de licences contagieuses ? Que pensons nous obtenir en punissant les insoumis ?

Plus de viralité punis plus efficacement les insoumis mais a aussi avant tout tendance à dissuader les gens de rejoindre la communauté open source...

L'article: Why did you say we don't need the GPL anymore?